Me voilà de retour après la folle semaine genevoise du mois de janvier. Le SIHH 2013 débuta de façon un peu étrange car la météo provoqua l'annulation de nombreux vols en partance pour Genève mais très vite, il retrouva son rythme de croisière. Ce rythme ne fut cependant pas le même pour toutes les marques du Salon. Car si un adjectif devait qualifier ce SIHH, ce serait celui d'"inégal".
Des marques comme Cartier, Jaeger-Lecoultre ou Lange ont totalement répondu à mes attentes avec leurs forces respectives en proposant des collections solides, complètes et contenant un certain nombre de montres désirables. D'autres comme Piaget et Van Cleef & Arpels, plus discrètement, ont su également tirer leur épingle du jeu. Audemars Piguet et Vacheron Constantin ont de leur côté adopté un profil très mesuré, les collections ne comportant aucune réelle nouveauté si ce n'est des déclinaisons de modèles existants. Mais parfois, il vaut mieux assumer l'année de transition ainsi que de présenter une collection ratée. Je dois avouer que la collection Ingénieur d'IWC m'a laissé de marbre tout comme les nouveautés Parmigiani. Il faudra bien qu'un jour j'arrive à comprendre la stratégie de cette dernière marque car elle m'apparaît comme totalement obscure.
Enfin, la marque la plus présente médiatiquement était Roger Dubuis grâce d'abord à son stand dans lequel trônait en plein centre un aigle de plusieurs mètres de haut. Une décoration digne d'une pochette de disque de Heavy-Metal symphonique que je trouve peu en accord avec l'ambiance feutrée du SIHH. Mais bon, ce n'est finalement pas si désagréable que ça de secouer un peu le cocotier! Rien de pire que l'uniformité et le conformisme. Et puis heureusement, le contenu horloger de la collection était à l'avenant avec notamment une vraie "talking-piece", la Quatuor. Imaginez un seul instant qu'avec un volatile aussi majestueux symbolisant de belles envolées horlogères, la collection eût été décevante, les équipes de Roger Dubuis se serait retrouvées en prise à de nombreuses remarques sarcastiques. Cependant, dans un marché très concurrentiel, marqué par un certain retour au classicisme poussé en cela par les goûts de la clientèle chinoise, le design plus audacieux et les prix élevés des modèles phares rendent la tâche de Roger Dubuis plus difficile. La réduction des tailles des boîtiers et les adoucissements esthétiques indiquent incontestablement que l'adaptation à ces tendances du marché est en marche. Demeure le problème des prix car si un effort a été réalisé en entrée de gamme, les étiquettes s'envolent toujours avec les complications.
Roger Dubuis n'est pas la seule marque dans ce cas et c'est même une constante. En fait, plus le temps passe, plus l'étirement de l'échelle des prix devient manifeste. Afin de prendre en compte les réalités de chaque zone géographique, plusieurs phénomènes cohabitent. Pour répondre à la clientèle européenne et dans une moindre mesure américaine, des montres raisonnables, aux tarifs contenus (mais hélas toujours croissants), demeurent. Elles ne sont pas franchement excitantes mais elles ont le mérite dans la plupart des cas d'être proprement réalisées (exemple: JLC Master Calendar en reprenant une vieille recette). Et puis, il y a le reste de la collection où matériaux et complications aidant, les prix peuvent grimper avec une élasticité de la demande assez faible. Au final, le client européen se trouve coupé de toute une partie de la collection qui ne s'adresse plus qu'à des marchés très spécifiques.
Enfin, la marque la plus présente médiatiquement était Roger Dubuis grâce d'abord à son stand dans lequel trônait en plein centre un aigle de plusieurs mètres de haut. Une décoration digne d'une pochette de disque de Heavy-Metal symphonique que je trouve peu en accord avec l'ambiance feutrée du SIHH. Mais bon, ce n'est finalement pas si désagréable que ça de secouer un peu le cocotier! Rien de pire que l'uniformité et le conformisme. Et puis heureusement, le contenu horloger de la collection était à l'avenant avec notamment une vraie "talking-piece", la Quatuor. Imaginez un seul instant qu'avec un volatile aussi majestueux symbolisant de belles envolées horlogères, la collection eût été décevante, les équipes de Roger Dubuis se serait retrouvées en prise à de nombreuses remarques sarcastiques. Cependant, dans un marché très concurrentiel, marqué par un certain retour au classicisme poussé en cela par les goûts de la clientèle chinoise, le design plus audacieux et les prix élevés des modèles phares rendent la tâche de Roger Dubuis plus difficile. La réduction des tailles des boîtiers et les adoucissements esthétiques indiquent incontestablement que l'adaptation à ces tendances du marché est en marche. Demeure le problème des prix car si un effort a été réalisé en entrée de gamme, les étiquettes s'envolent toujours avec les complications.
Roger Dubuis n'est pas la seule marque dans ce cas et c'est même une constante. En fait, plus le temps passe, plus l'étirement de l'échelle des prix devient manifeste. Afin de prendre en compte les réalités de chaque zone géographique, plusieurs phénomènes cohabitent. Pour répondre à la clientèle européenne et dans une moindre mesure américaine, des montres raisonnables, aux tarifs contenus (mais hélas toujours croissants), demeurent. Elles ne sont pas franchement excitantes mais elles ont le mérite dans la plupart des cas d'être proprement réalisées (exemple: JLC Master Calendar en reprenant une vieille recette). Et puis, il y a le reste de la collection où matériaux et complications aidant, les prix peuvent grimper avec une élasticité de la demande assez faible. Au final, le client européen se trouve coupé de toute une partie de la collection qui ne s'adresse plus qu'à des marchés très spécifiques.
Au-delà de toutes ces considérations, je vous propose maintenant une sélection des montres qui m'ont le plus plu et sur lesquelles j'aurai l'occasion de revenir plus tard.
Ma montre préférée du Salon fut la Lange 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel. Tout simplement parce que je la trouve belle, classique avec cette touche germanique et parce qu'elle profite d'un mouvement tout bonnement somptueux. Son cadran est pour moi plus lisible que celui d'un Dtograph Perpétuel... quantième à part.

Plus raisonnable, la 1815 Up & Down m'a également séduit par son contenu horloger. Ce n'est pas une simple 1815 avec l'adjonction de la réserve de marche. Le boîtier n'est pas le même (39mm et observez le décrochage de la lunette) et le mouvement fut spécialement développé pour la montre. Vous observerez que tout comme celui de la Saxonia Thin, il se dévoile plus puisque les roues sont visibles. Sa réserve de marche est de 72 heures justifiant l'indicateur de réserve de marche.

Cartier nous a proposé un véritable feu d'artifice. Au-delà de la calibre Chronographe, une montre d'une grande importance stratégique pour Cartier, plusieurs lignes de la collection furent mobilisés pour présenter un cru 2013 d'une très grande qualité.
Je mettrais en valeur 2 montres.
La Rotonde Mystérieuse apparaît moins féminine qu'au premier abord:

Quand à la Rotonde Double-Tourbillon Mystérieux, c'est un véritable envoûtement. Non seulement le Tourbillon flotte mais en plus, il se déplace pour créer un spectacle magique. Avec une telle montre, je ne regrette pas le diamètre du boîtier!

Jaeger-Lecoultre nous permet de revenir sur terre avec des montres bien pensées, séduisantes et surtout aux tarifs qui demeurent encore raisonnables.
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